Cette thĂšse soutient une rĂ©flexion sur les expertises dĂ©ployĂ©es par une multitude dâacteurs (humains et non-humains) sur un sujet multi-dimensionnel et complexe : la rĂ©novation Ă©nergĂ©tique globale, performante, et collective.
Elle interroge les places et les rĂŽles des acteurs dans la conception dâactions collectives et expĂ©rimentales qui ont pour objectif dâatteindre une massification de la rĂ©novation Ă©nergĂ©tique de lâhabitat individuel privĂ©.
Quatre dispositifs, soutenus par un programme rĂ©gional, sont analysĂ©s Ă travers la sociologie des organisations et de lâacteur rĂ©seau. LâĂ©tude minutieuse des logiques dâactions, de lâarticulation et la dynamique des acteurs permet de saisir comment les dispositifs se construisent comme des « intermĂ©diaires » sur leur territoire, voire comme des tiers-de-confiance auprĂšs de leur public cible.
Celui-ci est constituĂ© de propriĂ©taires privĂ©s. La thĂšse apporte une comprĂ©hension de leurs pratiques et reprĂ©sentations, et de leurs parcours de rĂ©novation. LâĂ©tude conjointe des dispositifs et des usages privĂ©s apporte une comprĂ©hension des atouts et limites des opĂ©rations collectives.
Par sa dimension recherche-action, la thĂšse livre des recommandations issues dâun terrain dâobservation menĂ© pendant prĂšs de trois ans en Lorraine. Dans cette dĂ©marche, la place de la sociologue, prise au mĂȘme titre dans les observations que nâimporte quel autre acteur, est lâobjet dâun travail rĂ©flexif.
Lien vers la thÚse : Les opérations de rénovation thermique de maisons individuelles : pratiques de collectifs et de ménages (Lorraine) | Theses.fr
